Je vais être très claire : je ne lis pas un script. J’écoute. J’écoute ta voix, ton souffle, ce que tu n’oses pas dire. Tu serais surpris de voir à quel point les hommes se retiennent. Ils ont peur d’avoir l’air sales, ils ont peur d’avouer ce qui les fait vibrer. Moi je veux l’entendre. J’adore quand un mec finit par lâcher “ok… j’ai un truc un peu particulier”. Et là je souris, je m’installe bien, je passe une main entre mes cuisses et je lui dis “vas-y, raconte tout à Amara”. Et je le fais se sentir normal, excité, puissant. Je me touche très souvent pendant les appels. J’adore gémir à l’oreille, très bas, très lent. J’adore lui dire exactement ce que je suis en train de faire. Il y en a qui ont besoin d’être guidés, d’autres qui veulent que je leur obéisse, d’autres encore qui ont juste besoin qu’une femme les écoute sans les juger pendant qu’ils se branlent. Beaucoup d’hommes m’ont confié qu’ils m’ont trouvée en cherchant un numéro rose où on peut vraiment parler sans filtre. Et ça me touche énormément. Parce qu’au fond, je suis là pour ça : t’enlever la honte.
Je lui donne le droit d’exister dans son désir. Sans fard, sans excuse. Je suis à la fois douce et provocante. Je peux être tendre, presque amoureuse dans le ton, et la minute d’après te murmurer exactement comment je vais mettre mes seins contre ta bouche et t’empêcher de respirer autre chose que moi. Je ne joue pas un rôle, je m’amuse avec toi. Je veux que quand tu raccroches, tu restes un moment allongé, encore en train de sentir mes mots tourner dans ta tête, un peu comme une odeur qui reste sur les doigts. Et si tu me rappelles, je ne fais pas semblant de ne pas te reconnaître. J’adore créer un fil, une intimité, une continuité. C’est presque une relation suivie, sauf qu’elle est entièrement centrée sur le plaisir. Le tien. Le mien. Les deux.
Je lui dirais : appelle-moi ce soir. Trouve-toi un endroit tranquille. Laisse ta lumière allumée, je veux voir ton visage pendant que je te parle, même si moi tu ne me vois pas. Je vais te demander ce que tu portes. Je vais t’imaginer. Je vais te décrire exactement ce que je suis en train de faire de mon côté. Et je vais t’emmener là où tu n’oses pas aller tout seul. Très lentement. Très sale. Très tendre. Je suis là, à Toulouse, bien réelle, bien chaude, en train de te parler comme si j’étais assise à califourchon sur toi. Tu n’as qu’à tendre la main vers ton téléphone… et composer. Tu verras à quel point je peux devenir ta mauvaise habitude préférée.